No 264 16 Sivan 5773 Samedi 25 Mai 2013 Parachat Béaaloté'ha

Horaires de Chabbat
  Jérusalem : 19:00-20:17
  Tel Aviv : 19:15-20:20
  Haïfa : 19:08-20:21
  Ashdod : 19:15-20:19
Paris : 21:19-22:12
Marseille : 20:45-21:58
Netanya : 19:19-20:19
Eilat : 19:13-20:11
       sommaire Accueil Hamodia Je m'abonne Annoncer Archives Contactez-nous Prix: France 1 Euro Autre pays : 2 Euro - 5 shekels
Affaire al-Dura : pour Israël aussi, c’est une mise en scène
Un rapport officiel préparé par une commission gouvernementale israélienne affirme qu’il y a eu une mise en scène dans l’affaire Al-Dura et que Mohamed Al-Dura était vivant même après les ...Plus
Espagne La synagogue de Lorca bénie par le grand rabbin d’Israël
...Plus
La Russie va livrer des missiles anti-aériens S-300 à l’armée d’Assad
Israël a de bonnes raisons de redouter la livraison, à nouveau promise par Moscou à Assad, des missiles S-300 russes, à la fois parce qu’ils risquent de compliquer singulièrement la tâche à ...Plus
Nétanyaou de retour de Chine Des promesses de contrats plein les valises
...Plus
Qui sont les gagnants ? Qui sont les perdants ?
Bookmark and Share
 No 09 mai 2012, Economie


Catastrophe économique ou opportunité favorable à l’économie d’Israël ? Au-delà de la querelle diplomatique entre les autorités égyptiennes et israéliennes, la rupture de l’accord gazier donne lieu à une controverse économique en Israël. Une chose est sûre : il y a autant de perdants que de gagnants à ce différend commercial. Le consommateur, l’épargnant et l’investisseur en paieront le prix. En revanche, le Trésor israélien, tout comme les hommes d’affaires Its’hak Techouva et Yossi Maiman, sauront en tirer profit. Revue de détail de ce nouvel épisode de la saga gazière d’Israël.
Qui perd ?
Le consommateur. La pénurie de gaz égyptien a un coût pour le consommateur israélien : 15 milliards de shekels ou 3 milliards d’euros. Désormais, l’électricité produite au mazout est plus chère : la facture d’électricité payée par les ménages israéliens a été relevée de 40 % en moins d’un an. Sans compter la pollution et dégâts environnementaux causés par l’usage de pétrole au lieu du gaz.
Les actionnaires. Lorsque la société EMG a décroché, en 2000, l’appel d’offres pour la construction d’un gazoduc reliant El-Arish à Ashkelon, de nombreux investisseurs israéliens y ont vu une opportunité de placement sûre et stable. C’est donc sans difficulté qu’en 2007, l’homme d’affaires Yossi Maiman, le patron israélien d’EMG, a cédé une partie du capital de sa société à des investisseurs institutionnels pour un montant de 350 millions de dollars (1,3 milliard de shekels). Aujourd’hui, la valeur boursière des actions d’EMG est presque nulle. Principale victime: la société israélienne Ampal, qui avait acheté 12,5 % du capital de EMG et qui se retrouve aujourd’hui à la tête d’un endettement énorme.
Les épargnants. De nombreuses caisses de retraite ont placé l’épargne des Israéliens dans les actions de la société EMG qui fournit notamment le gaz égyptien à la compagnie israélienne d’Electricité. Au cours des cinq dernières années, des fonds de retraite comme Phénix, Menora, Harel et Psagot, ont investi 350 millions de shekels (soit 70 millions d’euros) dans EMG, convaincus qu’il s’agit d’un placement rentable sur les vingt années à venir. Aujourd’hui, cet investissement est quasiment perdu.
Qui gagne ?
L’Etat. En accélérant l’exploitation du gaz israélien au détriment du gaz égyptien, l’Etat va bénéficier d’un surcroît de taxes et autres royalties. Par ailleurs, le recours au pétrole plutôt qu’au gaz permet à l’Etat d’engranger davantage de recettes fiscales sur le dos du consommateur final : tout relèvement des tarifs de l’électricité entraîne, presque automatiquement, un supplément de recettes pour les caisses du Trésor.
Its’hak Techouva. L’actionnaire de la société Delek, principal actionnaire des gisements gaziers découverts au large des côtes israéliennes, a toutes les raisons de se réjouir. Dorénavant, Its’hak Techouva devient le seul fournisseur de gaz de l’économie israélienne : sa « rente de situation » est évaluée à environ 15 milliards de dollars, c’est-à-dire le revenu attendu de l’exploitation du puits Tamar. S’agissant d’un monopole, la société de Techouva sera en situation de force, notamment pour dicter ses conditions de vente au gouvernement israélien.
Yossi Maiman. Le principal actionnaire israélien de la société EMG qui, en 2005, a obtenu l’exclusivité de la livraison de gaz égyptien à Israël, a longtemps joui du monopole du gaz. En 2007, sa société a atteint une valeur boursière de 2,2 milliards de dollars; et c’est à ce prix que Yossi Maiman a cédé une partie de son capital à des investisseurs institutionnels. Si EMG n’a pas eu le temps de verser des dividendes à ses actionnaires, son patron semble s’être octroyé des salaires disproportionnés aux résultats de l’entreprise: entre 2005 et 2011. Le salaire de Yossi Maiman a « coûté » 56 millions de shekels (15 millions de dollars) à ses actionnaires. Certes, Y. Maiman va aussi perdre de la rupture du contrat qui lie sa société à l’Egypte, mais bien moins que les investisseurs qui lui ont fait confiance.